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Interview

Paulina, l’apaisement pour engagement

Je retrouve Paulina après le déjeuner,sur la terrasse de FACILITEC ensoleillée. Les oiseaux chantent. L’air est doux, juste assez pour rester dehors sans avoir froid. Paulina est ma collègue directe en communication, donc pas besoin de lui rappeler l’objectif de cet entretien. L’enregistrement démarre : voici Paulina.

« D’origine polonaise », c’est une info qu’elle glisse aussitôt quand je lui demande de se présenter. Elle vit à Metz depuis quatre ans. Depuis l’été 2024, elle a rejoint Transition Minett comme responsable communication. Le monde associatif elle connaît : dix ans dans une ONG spécialisée dans la finance inclusive, avec pour boussole la lutte contre la pauvreté à l’échelle mondiale.

Puis, virage vers l’évènementiel, avec une envie : développer ses compétences logistiques et de coordination. Mais au bout de quelques mois, un nouveau tournant. Elle veut quitter l’évènementiel, et retourner sur le terrain associatif. Timing parfait : Transition Minett cherche justement une communicante. Et la voilà, aujourd’hui, devant moi.

Brève, précise, la communicante maîtrise l’exercice. Elle connaissait déjà le mot “transition”, même si le concept n’était pas encore limpide. « Pour moi, dans le mot transition, il y a cette idée de passer d’un existant vers un idéal. » Elle élargit le cadre : ce n’est pas qu’une affaire d’écologie. C’est repenser nos manières d’habiter le monde. « Sortir de ce modèle de profit, de stress, qui est omniprésent… Je vois la transition comme un mode de vie différent, recentré sur l’humain. » Réinventer les règles pour construire une société apaisée, voilà l’horizon.

Même après plus de dix ans dans l’associatif, elle ne parle pas de déclic écologique. Plutôt d’un malaise croissant. « On est dans la surconsommation, tout est trop facile. On veut un objet ? On sort son smartphone… Ce besoin de tout, tout de suite, me dépasse. Je ne sais pas si c’est un déclic ou juste une lucidité brutale sur notre modèle, mais c’est ça qui me pousse à m’engager. »

Chez Transition Minett, elle aspire à du concret, du local. Et elle le dit sans détour : « Je cherche constamment à faire quelque chose de nouveau et qui a du sens. » Quand je lui demande un moment marquant depuis son arrivée, elle cite une conférence qui a suivi la projection du docu d’ARTE « Frankenstream, ce monstre qui nous dévore », en mars dernier. « On sensibilise, on échange, on cherche des solutions avec les citoyen.ne.s. »

Et pour la suite de ses envies avec Transition Minett ? Elle sourit. On en parle parfois en off. Elle se remémore une idée que nous avions évoquée un matin de janvier, alors qu’on était à la MESA. « J’aimerais que nos lieux deviennent aussi des espaces culturels. Des tiers-lieux où la créativité d’Esch se mêle à l’engagement citoyen. Un endroit où jeunes et moins jeunes peuvent s’inspirer, où des collectifs d’artistes engagé.e.s peuvent se retrouver. On a besoin des artistes, des créatif.ve.s pour imaginer et rassembler. »

Le mot de la fin

Paulina, avec son parcours associatif solide, n’a jamais cessé de croire à l’impact de la mobilisation citoyenne. Elle le résume dans un dernier message, pour vous, lecteur.trice.s :

« Venez à nos évènements, discutez avec nous, restez curieux.se.s. Il faut s’écouter pour construire quelque chose ensemble. »

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Par Loane. N – Volontaire Européenne chez Transition Minett