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Blog jardin MESA

Deviens jardinier.ère agroécologique avec nous !

Passionné·e de jardinage ? Envie d’en apprendre plus sur la fertilité des sols ? Envie de produire localement tout en prenant soin du vivant ?

Rejoignez le projet collectif pour découvrir comment cultiver des légumes et des fruits tout en régénérant les sols et en renforçant la biodiversité !

À Roedgen, le projet MARAND – Maraîchage Agroécologique de Roedgen Alimentation Naturelle et Durable, ouvre sa saison 2026 et recherche de nouveaux volontaires prêts à s’engager dans une aventure collective et formatrice – on vous demande de nous aider à cultiver environ deux samedis par mois sur toute la saison.

Un projet au cœur de la transition alimentaire

MARAND, c’est bien plus qu’un jardin.
C’est un espace d’apprentissage, d’expérimentation et de production basé sur les principes de l’agroécologie.

L’objectif :
✔ Régénérer les sols
✔ Favoriser la biodiversité
✔ Produire des fruits et légumes de qualité sans pesticides
✔ Transmettre des savoir-faire concrets

Nous constituons un groupe engagé de jardiniers et jardinières en apprentissage, accompagné·e·s par des professionnel·le·s et expert.e.s.

Apprendre en faisant

La saison sera rythmée par :

  • Des ateliers pratiques au champ de Roedgen
  • Des temps de transmission approfondis
  • Des moments collectifs d’échange et d’analyse
  • Une immersion dans un système agricole exigeant, concret et cohérent

C’est un projet pour celles et ceux qui veulent :

  • Expérimenter des pratiques agroécologiques
  • Produire localement autrement
  • S’engager dans une dynamique collective

Vous souhaitez en savoir plus ?

Rejoignez-nous à la première réunion d’information sur le terrain agricole de Roedgen, le Samedi 7 mars de 10h à 12h

Contactez Artèmis : artemis@transition-minett.lu

Et si vous ne pouvez pas être présent·e à la réunion, n’hésitez pas à passer à La Mesa – Maison de la Transition pour en discuter avec nous.

Le projet est porté par Transition Minett avec le soutien de l’Œuvre Nationale.

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Blog MESA

Groupement de commande de pain à la MESA

Commande ton pain à la MESA
Désormais vous pouvez commander votre pain de chez Schéiwesch et le recevoir à la MESA les jeudis et vendredis. Renseignements par e-mail à commande@transition-minett.lu
Visitez le site de la boulangerie pour les détails de produits.
Il s’agit d’une initiative du CCC Manger bio, local et de saison.
renseignements et commandes à commande@transition-minett.lu
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Blog MESA

Transition Minett rejoint la campagne Good Food For All

Et si l’accès à une alimentation saine devenait enfin un droit fondamental en Europe ?

C’est précisément l’ambition de la campagne européenne Good Food For All – Une bonne alimentation pour tous, que Transition Minett a choisi de soutenir en rejoignant officiellement le mouvement, avec une coalition de plus de 275 organisations actives dans les domaines de l’agriculture, de la protection de l’environnement et du bien-être animal

Une alimentation de qualité : un droit, pas un privilège

Aujourd’hui, des millions de citoyen·ne·s européens rencontrent des difficultés pour accéder à des repas sains et nutritifs. Dans le même temps, de nombreux producteurs alimentaires font face à des conditions de marché instables, souvent injustes, qui fragilisent leurs moyens de subsistance.

Face à ce constat, l’initiative Good Food For All porte une vision forte :
faire reconnaître l’accès à une alimentation adéquate, sûre, durable et nutritive comme un droit fondamental à l’échelle de l’Union européenne.

Cette campagne citoyenne vise à transformer en profondeur la manière dont nos systèmes alimentaires sont pensés et gouvernés, en plaçant au centre :

  • la dignité humaine
  • la solidarité
  • la justice sociale
  • la durabilité écologique

Un levier démocratique puissant : l’Initiative Citoyenne Européenne

Au cœur du mouvement se trouve une Initiative Citoyenne Européenne (ICE), un mécanisme démocratique permettant aux citoyen·ne·s d’interpeller directement les institutions européennes.

Objectif : recueillir un million de signatures vérifiées dans l’ensemble des États membres.

Si ce seuil est atteint, les institutions européennes seront tenues d’examiner la proposition et de répondre par des actions concrètes.

En d’autres termes : il ne s’agit pas seulement de sensibilisation, mais bien d’un outil capable d’influencer les politiques publiques européennes.

Les principales revendications

La coalition Good Food For All appelle l’Union européenne à :

  • Inscrire le droit à l’alimentation dans ses lois et politiques
  • Soutenir les paysans et promouvoir l’agroécologie
  • Garantir des prix équitables et une alimentation saine
  • Renforcer le bien-être animal
  • Lutter contre la concentration foncière et les monopoles du marché
  • Interdire la spéculation sur les produits agricoles et alimentaires

Et surtout :

La nourriture n’est pas une simple marchandise.
C’est un bien commun.

Cette vision rejoint profondément les valeurs portées par Transition Minett et La Mesa.

Un mouvement déjà largement soutenu en Europe

Lancée fin 2025, la campagne rassemble déjà :

  • des réseaux d’agriculteurs
  • des organisations de la société civile
  • des chercheurs
  • des collectivités locales
  • des mouvements sociaux

Plus d’une centaine d’organisations œuvrent déjà ensemble pour créer une véritable volonté politique autour de cette cause vitale.

Signez la campagne ici : Initiative citoyenne européenne – Formulaire de soutien par pays

En savoir plus sur Good Food For All

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Blog MESA Waste Reduction

Retour sur le Marché de Noël autrement…

✨ Merci à vous toutes et tous ! ✨

Vous avez fait de ce Marché de Noël Autrement un moment magique, chaleureux et réellement… différent.

Organisé par et pour les citoyen·nes, avec Transition Minett, cet événement avait un objectif simple : montrer qu’un Noël responsable est un moment joyeux, créatif et rempli de partage.

🎄 Atelier DIY pour fabriquer votre sapin en bois,

🪡 Atelier de couture,

🌿 Création de tisanes locales,

🎁 Cadeaux faits main, par des créateurs, par vous-même ou issus du second hand…

Vous avez prouvé qu’un Noël durable est possible — et inspirant ! Merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cet événement possible, et un immense merci à l’équipe de La Mesa, Maison de la Transition pour le délicieux vin chaud et les plats végé qui ont réchauffé tout le monde.

Continuons à faire de nos fêtes un exemple de consommation responsable 💚

Merveilleuses Fêtes à tous.tes et à l’année prochaine ! ✨

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Blog MESA végan

« Food For Profit » – comment lutter contre les lobbys de l’agro-industrie?

Vendredi dernier, la Mesa – Maison de la Transition et Greenpeace Luxembourg ont organisé une projection dans le cadre du Festival Alimenterre, promu par SOS Faim. Durant un mois, ce festival propose des films et débats pour nourrir notre réflexion autour des systèmes alimentaires mondialisés, non-éthiques— et des solutions possibles pour les transformer.

Nous avons projeté le documentaire italien « Food for Profit », une enquête journalistique saisissante et parfois difficile à regarder, qui dévoile de manière frontale la violence de l’élevage industriel.

Ce long métrage met à nu les liens étroits entre l’industrie de la viande, le lobbying politique et les institutions européennes. Il démontre comment l’argent public est dirigé vers des fermes intensives qui maltraitent les animaux, détruisent les écosystèmes, aggravent les crises climatiques et représentent un risque accru de pandémies futures. Le documentaire explore les multiples problèmes de ce modèle :
• poids des lobbys agricoles dans les décisions politiques européennes
• lien entre élevage industriel, déforestation, OGM et émissions de méthane
• rôle des holdings et fonds d’investissement (y compris certains basés au Luxembourg) comme facilitateurs ou moteurs d’un modèle agricole climaticide

• poids de multinationales comme JBS ou Cargill dans la consolidation mondiale de ce système destructeur

JBS, par exemple, est aujourd’hui le plus grand producteur mondial de viande bovine et de volaille, avec 280 000 employés dans 20 pays, et possède certaines de ses structures financières au Luxembourg. Le groupe est régulièrement impliqué dans des scandales de déforestation, de violations des droits humains ou encore de corruption, et son modèle économique repose fortement sur l’exploitation intensive et la destruction environnementale.

Après la projection, un échange collectif a permis de partager émotions, questionnements et pistes d’action. Certaines personnes ont notamment relevé qu’on parlait peu du système laitier industriel — pourtant tout aussi destructeur : « pourquoi devenir végétarien et non végan ? » questionne une des spectatrices présentes.

Les participant·e·s ont évoqué plusieurs leviers concrets :
• boycotter certaines marques et provenances
• privilégier local et végétal
• sensibiliser autour de soi
• soutenir ou rejoindre des actions collectives
• signer des pétitions et campagnes pour faire pression

Encore un grand merci à toutes celles et ceux présent·e·s pour l’échange riche et engagé !

Vous pouvez approfondir le sujet via un rapport de Greenpeace :
« L’air de l’Amazonie est davantage pollué que celui de certaines mégapoles »

Greenpeace réalise actuellement des campagnes liées à l’Amazonie, en lien avec la COP 30 qui se déroule actuellement à Belém.

Et nous vous invitons à soutenir et signer les pétitions recommandées par Greenpeace pour contrer ces lobbys, lutter contre la déforestation et renforcer la transition alimentaire juste et solidaire. 

La MESA et les collectifs citoyens pour le climat répondent aux besoins de solutions plus locales et collectives ! Rejoignez-nous pour contrer les industries multinationales à notre échelle.

Ce mois-ci, vous êtes invité à participer à deux autres projections du Festival AlimenTerre :

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Blog Interview MESA

Rencontre l’équipe de Transition Minett

Derrière chaque projet, chaque atelier et chaque initiative, il y a des personnes passionnées, engagées et créatives. Pour mieux nous connaître, nous vous invitons à découvrir les portraits de notre équipe !

Ces portraits ne sont pas seulement des présentations : ils racontent nos parcours, nos motivations et notre vision pour une transition écologique, inclusive et citoyenne à Esch-sur-Alzette. Vous y découvrirez comment chacun.e contribue, à sa manière, à faire bouger les choses et à créer des liens avec les citoyen.ne.s, les partenaires et les acteurs locaux.

Parce que la transition se construit ensemble, nous voulons que vous sachiez qui nous sommes pour mieux échanger, collaborer et partager vos idées.

Adriana, au-delà de l’utopie

Adriana est brésilienne, sociologue de formation, militante de naissance, engagée par conviction. Trois enfants, un mari, et depuis 2020, un poste chez Transition Minett. L’histoire d’Adriana prend racine, au Brésil, où pendant vingt-cinq ans, elle s’est investie dans l’éducation populaire et l’économie solidaire. Là-bas, elle a accompagné ce qu’elle appelle des « entrepreneurs populaires », même si elle déteste ce mot. « Je n’ai pas d’autre traduction », glisse-t-elle. Des femmes, surtout, qui se regroupaient pour créer des coopératives de couture, de cuisine, d’art.

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Artèmis, de la tradition familiale à l’agro-écologie

Son parcours, entre traditions familiales, école de commerce et gestion d’épicerie, a toujours été guidé par son amour pour le produit ! Avant de venir à Luxembourg, il gérait près de Paris, une petite épicerie fine, vitrine pour les petits producteurs, souvent sans label bio, mais avec un savoir-faire. Au fil des années, le commerce pur l’a fatigué. « C’était devenu trop commercial, trop éloigné de ce que je voulais défendre. » Alors, il a pris un virage pour retrouver le sens du lien entre la terre et l’assiette.

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Caroline, l’archéologue créative

Petite-fille d’immigrés d’Italiens, Caroline évoque sa jeunesse dans la région frontalière : « Il aurait suffi de peu pour que je sois Allemande ou Luxembourgeoise… Mais mes grands-parents ont posé leurs valises à la frontière française. »

Transition Minett, elle y arrive un peu par hasard. Une histoire de biodiversité malmenée près de chez elle. Et elle mobilise son voisinage, plante des idées, cultive un bout de terrain collectif. De fil en aiguille, elle devient bénévole. Très engagée. Jusqu’à entrer au conseil d’administration de l’association.

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Deborah, le bien-être dans l’assiette

Brésilienne, d’ascendance luxembourgeoise, Deborah est arrivée au Luxembourg en 2022 après un parcours riche et étonnant. Des études d’agronomie d’abord, puis attirée par le mouvement, la santé et l’humain, elle se tourne vers l’éducation physique et le sport, puis l’ergonomie au travail.

Après un burn-out, elle reprend alors des études en tourisme et gastronomie, travaille comme professeure, pâtissière et chercheuse, tout en accompagnant des petits producteurs bio dans le développement de produits durables.

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Eric, L’insaisissable militant

Avec un diplôme d’animation en poche, il s’inscrit à la fac de Saint-Denis, haut-lieu du militantisme universitaire, pour une licence en animation socioculturelle. Là, il prend goût à la vie associative, politique, ancrée à gauche. Mais rapidement, une frustration : « On a peu de pouvoir pour changer les choses en animation ».

Après cette entrée en matière militante, Éric est recruté dans un GRETA (Centre de formation de l’éducation nationale en France) en Auverge. Mission : développer un pôle d’économie solidaire. Il se forme en parallèle au métier d’agriculteur en bio pour créer une ferme d’accueil, lieu hybride mêlant production et accompagnement de porteurs de projets. Mais ce projet n’aboutira pas …

À Esch, il participe activement en 2012 au jardin partagé Breedewee, base du projet Transition Minett, variation luxembourgeoise du mouvement international Transition Towns.

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Eric, l’engagé azimut

Pour lui, la transition écologique commence par la conscience. « Être capable de nommer le défi climatique, prendre conscience de son impact, faire ce qu’on peut à notre échelle. La transition, c’est ça : amener tout le monde à faire un petit effort. »

Et c’est justement sur cette quête de prise de conscience auprès des citoyen.ne.s qu’est née le « Forum citoyen pour le climat » en 2024, qui a pour but de valoriser la participation citoyenne et d’engager un dialogue entre la Ville d’Esch et la société civile sur des enjeux liés au changement climatique.

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L’engagement comme évidence – rencontrez Gilles

Le parcours de Gilles commence en 1995 dans l’humanitaire (Médecins Sans Frontières, Handicap International) avec l’équivalent d’un brevet de maîtrise en bâtiment. Il construit des structures sanitaires, ce qui le pousse à développer d’autres compétences (logistique, droit, sciences sociales…) qu’il validera en passant d’autres diplômes qui vont lui offrir du recul :

« Si l’urgence apporte le soutien humaniste et le secours indispensable aux populations en danger, elle ne change rien des causes qui l’ont déclenchée. J’ai compris qu’il fallait traiter les choses à la racine. » La racine, c’est ici. C’est global et local. Il s’installe au Luxembourg en 2008 pour travailler dans le secteur associatif.

Depuis 2024, Gilles pilote FACILITEC, un tiers-lieu de la transition où se croisent recyclage, réparation et initiatives citoyennes.

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Iness, la jeune voix du changement

À seulement 22 ans, Iness dégage une énergie et un discours rempli d’idées et d’envie de changement. En 2018, elle crée avec quelques camarades de lycée une association pour financer les projets d’aides au développement. Ils organisent des récoltes de fonds… jusqu’à pouvoir enfin partir deux semaines sur le terrain, en Afrique du Sud aux côtés d’une ONG luxembourgeoise.

« C’était un projet qu’on a porté de A à Z. On voulait montrer qu’à notre échelle, on pouvait déjà agir. »

Cette première expérience agit comme un déclic. Suivront d’autres missions, d’autres terrains, d’autres causes, puis un engagement plus politique à travers le Parlement des Jeunes, dont elle deviendra la première femme présidente en quinze ans d’existence.

Son rôle chez Transition Minett ? Chargée de projet mobilisation et participation citoyenne, avec l’objectif de rendre la transition écologique plus accessible, concrète pour tout le monde au niveau local.

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Jeanne, la pétillante engagée

Pour Jeanne, la transition, ce n’est pas un mot fourre-tout. C’est une vision. « L’humain fait partie d’un écosystème, il n’est pas au-dessus de tout. Il faut donc construire avec l’environnement, et non contre celui-ci. L’écologie peut profiter à tous.tes parce qu’on ne peut pas aller contre les lois de la nature, avec les limites planétaires que nous connaissons». Et elle y croit dur comme fer : l’économie peut (et doit) rimer avec écologie.

Depuis novembre 2024, Jeanne est chargée de projets à Transition Minett, entre le pôle Zéro Déchet et celui de la Participation citoyenne, avec le projet européen Interreg ACTE.

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Paulina, l’apaisement pour engagement

« Pour moi, dans le mot transition, il y a cette idée de passer d’un existant vers un idéal. » Elle élargit le cadre : ce n’est pas qu’une affaire d’écologie. C’est repenser nos manières d’habiter le monde. « Sortir de ce modèle de profit, de stress, qui est omniprésent… Je vois la transition comme un mode de vie différent, recentré sur l’humain. » Réinventer les règles pour construire une société apaisée, voilà l’horizon.

Elle ne parle pas de déclic écologique. Plutôt d’un malaise croissant. « On est dans la surconsommation, tout est trop facile. On veut un objet ? On sort son smartphone… Ce besoin de tout, tout de suite, me dépasse…».

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Sébastien, le grand enfant engagé

Le déclic ? Les rencontres. Celles avec les acteurs du Réseau d’Économie Alternative et Solidaire notamment, qui lui ouvrent des perspectives sur l’écologie. Il ne s’en cache pas :

« Je déconstruis encore ce que j’ai appris. J’essaie de freiner certaines pratiques que j’avais avant. » Fini les achats impulsifs, surtout dans son domaine de prédilection : les nouvelles technologies. « C’est un défi permanent », glisse-t-il.

Avec l’atelier, Sébastien veut plus qu’apporter des solutions pratiques. Il veut éveiller des consciences. Ramener des gens qui, au départ, viennent réparer un grille-pain ou utiliser une perceuse, vers une réflexion plus large : « La transition, ça peut être ça aussi. »

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Soïli, l’architecte audacieuse

Architecte designer de formation, elle parle de son parcours comme d’un chemin « atypique ». Depuis vingt-cinq ans, elle travaille au Luxembourg. En 2009, elle fonde un bureau d’études où elle souhaite initier des projets d’habitats participatifs, plus humains. « Mais le milieu n’était pas prêt. J’ai essayé, en 2012, de faire évoluer les mentalités mais c’était trop tôt. » Pas de regrets, mais une lucidité tenace.

Chez Soïli, ce qui semble naturel, c’est prendre soin du vivant, chercher la cohérence avec la nature. Aujourd’hui, elle veut du concret. Du lien, et avoir un impact sur le terrain. Chez Transition Minett elle intervient dans le projet européen Interreg ACTE. Elle s’occupe de la sensibilisation, par le lien, dans le but de faire émerger et d’accompagner des projets citoyens, en lien avec la transition écologique sur la zone d’agglomération d’Alzette Belval.

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Un grand merci à Loane !

Et nous voulons remercier chaleureusement Loane, qui a réalisé une grande partie des interviews et la rédaction de portraits de l’équipe de Transition Minett durant son Service Volontaire Européen, de octobre à juin.

Merci pour ton implication, ta curiosité, ton regard, ton énergie et toutes les belles idées que tu as apportées tout au long de ces mois.

Bonne continuation pour la suite !

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Interview MESA

Artèmis, de la tradition familiale à l’agro-écologie

À 33 ans, Artemis a déjà vécu plusieurs vies : commerçant à Paris, apiculteur passionné, et désormais acteur engagé de la transition écologique au Luxembourg. Son parcours, entre traditions familiales, école de commerce et gestion d’épicerie, a toujours été guidé par sa passion pour le produit !

Avant de poser ses valises au Luxembourg, Artèmis gérait, avec son frère, une épicerie fine à Boulogne, près de Paris. Une aventure débutée très jeune, il avait 23 ans, son frère 20, « On travaillait beaucoup avec de petits producteurs, souvent sans label bio, mais avec un savoir-faire authentique. Ce qui m’importait, c’était la transparence. Je ne voulais pas vendre une marque, mais une histoire. »

Issu d’une famille de restaurateurs, de traiteurs et de commerçants, l’alimentaire, chez lui, est une affaire de quatre générations : entre Paris et Thessalonique, la Grèce familiale, tout le monde a mis la main à la pâte.

Mais au fil des années, le commerce pur l’a fatigué. « C’était devenu trop commercial, trop éloigné de ce que je voulais défendre. »

Alors, il a pris un virage qui ne s’explique pas seulement par la raison, mais par une nécessité intérieure : retrouver le sens du lien entre la terre et l’assiette.

Depuis toujours, Artèmis est fasciné par les abeilles. Pas seulement pour leur miel, mais pour leur rôle dans l’équilibre du monde.

« L’apiculture, c’est mon dada », dit-il en souriant.

Il possède deux ruches, pas tout à fait ordinaires : des ruches solaires faites de paille et de terre, ou encore une ruche kényane, horizontale, respectueuse du rythme naturel des abeilles. Pour lui, chaque ruche est un laboratoire vivant, une leçon de patience et d’humilité.

Son amour des abeilles est aussi devenu un projet professionnel. Il collabore aujourd’hui avec des apiculteurs grecs, qu’il représente dans la région, et propose à l’hôtellerie des cadres entiers de miel, bruts, non transformés.

C’est presque par hasard qu’il découvre Transition Minett et la Mesa, le restaurant-épicerie engagé dans la transition écologique et sociale.

« Quand j’ai vu l’annonce, j’ai eu l’impression qu’ils cherchaient exactement mon profil. Tout ce que j’avais appris en dix ans, je pouvais enfin le remettre au service d’un projet qui a du sens. »

À la Mesa, Artemis retrouve le plaisir de travailler au contact des producteurs locaux, tout en explorant une nouvelle dimension : l’inclusion sociale.

« C’est complètement nouveau pour moi. Mais c’est incroyable de voir à quel point on fait une différence. On accompagne des gens, on les aide à se professionnaliser, on voit les progrès jour après jour. C’est hyper gratifiant. »

Des projets à venir ? le développement du vrac, la création de partenariats avec de jeunes maraîchers, ou encore la relance d’un rucher local avec un apiculteur dont les ruches avaient été détruites.

« Ce miel, on le proposera à la Mesa. Et j’aimerais qu’on monte des ateliers pour les enfants, pour que les gens découvrent les abeilles sans peur. »

Ce que défend Artèmis, c’est le goût du produit bien fait, pas seulement bon en bouche, mais bon dans son essence.

« La qualité, ça commence dans le sol. Un bon produit vient d’une terre vivante. »

C’est ce qu’il approfondit dans sa formation en agroécologie, qu’il suit en parallèle de son travail. Il y apprend la santé des sols, la rotation des cultures, la fixation de l’azote, le stockage du carbone — bref, l’art de cultiver sans détruire.

« Le bio, c’est un repère. C’est utile, mais ce n’est pas une garantie absolue. La biodiversité ne se résume pas à un label. Ce qui compte, c’est la manière de produire. »

Pour lui, la transition écologique, c’est avant tout une façon d’apprendre, de remettre en question, d’évoluer sans dogme.

« C’est un accompagnement. Pas une vérité toute faite. On partage, on expérimente, on avance ensemble. » Artemis croit à la force de l’exemple, à ces gestes quotidiens qui inspirent sans imposer.

« On n’attirera pas tout le monde d’un coup. Mais si on montre que c’est possible — qu’on peut faire du local, du bon, du durable — alors les gens suivront naturellement… Depuis que j’ai rejoint Transition Minett, je suis encore plus optimiste. On rencontre tellement de gens motivés, de milieux différents. On n’est pas toujours d’accord, mais c’est ça qui fait avancer. On apprend tous les jours. »

Quand il parle d’avenir, il n’a rien du rêveur naïf. Il parle d’actions concrètes, d’agriculture vivante, de circuits courts qui respectent la terre et les hommes.

Il imagine une société où l’on cultive autrement, où l’on prend enfin le temps de regarder les abeilles travailler.

Artèmis est responsable de l’épicerie de la MESA. Il gère les commandes et le contact direct avec les producteurs. Une question sur un produit ? N’hésite pas à lui demander, il te répondra avec grand plaisir !

Contact : artemis@transition-minett.lu

Par Paulina J.

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Interview MESA végan

Deborah, le bien-être dans l’assiette

« Qu’est-ce que tu aimes faire ? Dans quel lieu tu te sens bien ? »
C’est cette question simple, posée par un coach à un moment charnière de sa vie, qui a tout changé pour Déborah.
Sa réponse : « Dans la cuisine. »

Originaire du sud du Brésil, d’ascendance luxembourgeoise, Deborah est arrivée au Luxembourg en 2022 après un parcours riche et étonnant. « Mon parcours professionnel est un peu atypique, » sourit-elle. Elle a d’abord étudié l’agronomie, passionnée par l’agriculture et les liens entre nature et alimentation. Puis, attirée par le mouvement, la santé et l’humain, elle se tourne vers l’éducation physique et le sport, puis l’ergonomie au travail.
Sa carrière prend son envol lorsqu’elle fonde sa propre entreprise de bien-être au travail, qu’elle dirigera pendant dix-sept ans. « Même si je travaillais dans le domaine du bien-être, c’est là que j’ai découvert… le burn-out. »

Ce choc devient un tournant. « Je travaillais de 8 h à 22 h, sans écouter les signes. Quand le burn-out est arrivé, je me suis demandé : qu’est-ce que je veux vraiment ? »
De cette introspection naît une nouvelle voie : la cuisine comme espace de guérison et de partage. Elle recommence modestement, en préparant des apéritifs pour des amis. Trois mois plus tard, elle est invitée à donner des conférences sur la gastronomie, la santé et le bien-être dans une université brésilienne.
Elle reprend alors des études en tourisme et gastronomie, travaille comme professeure, pâtissière et chercheuse, tout en accompagnant des petits producteurs bio dans le développement de produits durables.

« J’ai toujours cherché à relier la cuisine, la santé et la durabilité, » explique-t-elle. « C’est dans cette alchimie que je trouve le sens. »

Un déclic écologique au-dessus de l’Amazonie

C’est dès ses premières années d’université, en d’ingénieur agronome, que Deborah prend conscience de l’envers du modèle agricole dominant. « À 20 ans, j’ai eu l’opportunité de voyager au nord du Brésil, près de la région amazonienne, » se souvient-elle.
« Depuis l’avion, j’ai vu la forêt s’interrompre brutalement pour laisser place à des étendues infinies de soja. Des millions d’hectares, de la monoculture à perte de vue. »
Ce choc visuel l’amène à questionner le système agricole industriel, les ravages des pesticides et la perte de biodiversité. « Même à l’université, on nous formait sur la monoculture, pas sur le vivant. C’est là que j’ai compris que je ne croyais pas en ce modèle. »
Ce regard critique sur la surexploitation des sols a profondément marqué sa vision de la cuisine et de la durabilité : relier la terre, la santé et la conscience écologique dans chaque assiette.

Arrivée à Luxembourg, elle rejoint d’abord quelques restaurants avant de croiser la route de la Mesa où Deborah est cheffe cuisinière et met toute son énergie dans la création de menus sains, durables et inspirés des produits du jour.
« La Mesa, ce n’est pas un restaurant comme les autres. On ne travaille pas avec un menu fixe : chaque jour, les produits arrivent, et c’est à partir d’eux que je compose. C’est un défi, mais c’est aussi ma motivation. »

Pour elle, cuisiner ici, c’est aussi transmettre : « Je forme une équipe de personnes qui ne sont pas forcément professionnelles de la cuisine. Chaque jour, on apprend ensemble. »

Sa cuisine a une signature : simple, saine, et faite maison.
« Je veux que les gens sentent le bien-être dans l’assiette. »

Quand on lui demande ce que signifie la transition, Déborah répond sans hésiter :

« C’est repenser la façon de vivre, avec moins d’impact négatif. Et si possible, transformer ce qui existe déjà en quelque chose de positif. »

Un rêve anime aujourd’hui sa présence à La Mesa : créer une école de gastronomie durable et saine, ouverte à toutes et tous.
« Former les gens, leur montrer que cuisiner peut changer la vie, c’est ça que j’aimerais. »

Et déjà, d’autres idées mijotent : « Avec Artèmis, on aimerait développer des produits de La Mesa : confitures, pains, produits lacto-fermentés… J’espère que l’année prochaine, ces projets verront le jour ! »

Tu peux déguster les plats préparés avec passion par Deborah au restaurant de la MESA, du lundi au samedi, de 12h à 14h.

Contact : deborah@transition-minett.lu

Par Paulina J.

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Blog MESA

Rencontre avec un producteur de la MESA : Georges Schiltz (FRU) – Vendanges ensoleillées et vins de caractère

Dans le cadre de notre série « Rencontres avec les producteurs.rices de la Mesa », nous avons eu la chance de passer une journée au vignoble avec Georges Schiltz, fondateur de FRU, producteur local de vins et jus de qualité que vous retrouvez à l’épicerie de la Mesa.

Cette visite a eu lieu pendant les vendanges de septembre, sous un beau soleil – condition indispensable pour récolter le raisin ! Quelques bénévoles, dont Hélène du CCC Manger bio et local, et Matteo et Jeanne de Teranga, se sont joints à nous pour participer à cette belle expérience, où travail de la terre et convivialité vont de pair. Ensemble nous avons aidé Georges sur sa récolte du vignoble CLOS de la JOIE, vin de Sûre, qu’on apprend être plus rare que les vins de Moselle.

Un vigneron engagé et passionné

Producteur de vin depuis 2014, Georges cultive environ 20 hectares entre Rosport et Schengen, avec une approche proche de la permaculture qu’il appelle « permaviticulture ». Son objectif : s’adapter à la nature, préserver la biodiversité et produire des vins authentiques. On apprend que Rosport est une terre spécifique riche en calcaire et magnésium, qui donne un goût spécifique au vin.
La récolte est faite manuellement avec une attention minutieuse : chaque grappe est inspectée pour séparer le raisin sain, le raisin bien mûr et parfois même la « pourriture noble », précieuse pour certains vins blancs.

L’année 2025 s’annonce meilleure que la précédente, malgré des pluies abondantes et des défis liés au changement climatique. Georges nous confie que « le vin doit s’adapter à la nature, et non l’inverse ».

Cépages, raretés et savoir-faire

Les vignes de Georges révèlent la richesse du terroir luxembourgeois :

  • Auxerrois, cépage fruité et peu acide, emblématique de la région ;
  • Elbling, un cépage emblématique luxembourgeois, rare qui ne représente plus que 4 % du vignoble luxembourgeois ;
  • Pinot noir, cultivé sur sols calcaires et travaillé en rouge et rosé ;
  • Et bientôt… un crémant FRU, en préparation !

Georges a partagé avec nous aussi ses défis liés au changement climatique : avec le réchauffement, les feuilles doivent être gardées, sinon le soleil brûle les raisins. Et de l’autre côté les feuilles sont plus propices à attirer les champignons ou insectes… Mais Georges, qui a étudié la géographie, agroécologie et l’œnologie en Allemagne, met toute sa passion et son savoir-faire au service de ses vins et jus. « C’est un privilège d’aimer ce qu’on fait ! »

Les vins et jus FRU sont distribués en direct, dans des petits magasins, dans certains bars luxembourgeois… et bien sûr, à la Mesa !
Mais au-delà de la vente, Georges aime partager sa passion : il accueille régulièrement des bénévoles pour participer aux vendanges, vivre le travail de la vigne et se reconnecter à la nature.

À venir : un atelier dégustation avec FRU

Nous préparons déjà un atelier dégustation avec Georges, pour vous initier à l’art d’associer vins et plats, et découvrir les secrets d’un accord réussi. Une belle occasion d’apprendre, de déguster et de célébrer ensemble le travail d’un producteur passionné.

En attendant, n’hésitez pas à passer à la Mesa pour découvrir les vins et jus de FRU, fruits d’un travail minutieux, d’une grande exigence et d’un profond respect de la nature.

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Les recettes inspirantes pour votre pique-nique végan

La semaine dernière, le Collectif Citoyen pour le Climat pour manger bio, local et vegan a organisé à La Mesa un atelier culinaire convivial autour d’un thème : préparer le pique-nique vegan parfait.

Ensemble, les participant·e·s ont cuisiné une sélection de recettes salées et sucrées, simples à réaliser, colorées et pleines de saveurs. Après la préparation, place à la dégustation collective : un moment gourmand et chaleureux, dans l’esprit de partage qui anime nos CCC.

Nous avons le plaisir de partager avec vous ces recettes inspirantes, idéales pour vos sorties en plein air, vos repas entre amis ou simplement pour varier vos menus du quotidien.

Découvrez ci-dessous les recettes salées et sucrées préparées lors de l’atelier, et laissez-vous tenter par un pique-nique 100 % végétal, bon pour la planète et pour vos papilles !