Vendredi dernier, la Mesa – Maison de la Transition et Greenpeace Luxembourg ont organisé une projection dans le cadre du Festival Alimenterre, promu par SOS Faim. Durant un mois, ce festival propose des films et débats pour nourrir notre réflexion autour des systèmes alimentaires mondialisés, non-éthiques— et des solutions possibles pour les transformer.
Nous avons projeté le documentaire italien « Food for Profit », une enquête journalistique saisissante et parfois difficile à regarder, qui dévoile de manière frontale la violence de l’élevage industriel.
Ce long métrage met à nu les liens étroits entre l’industrie de la viande, le lobbying politique et les institutions européennes. Il démontre comment l’argent public est dirigé vers des fermes intensives qui maltraitent les animaux, détruisent les écosystèmes, aggravent les crises climatiques et représentent un risque accru de pandémies futures. Le documentaire explore les multiples problèmes de ce modèle :
• poids des lobbys agricoles dans les décisions politiques européennes
• lien entre élevage industriel, déforestation, OGM et émissions de méthane
• rôle des holdings et fonds d’investissement (y compris certains basés au Luxembourg) comme facilitateurs ou moteurs d’un modèle agricole climaticide
• poids de multinationales comme JBS ou Cargill dans la consolidation mondiale de ce système destructeur
JBS, par exemple, est aujourd’hui le plus grand producteur mondial de viande bovine et de volaille, avec 280 000 employés dans 20 pays, et possède certaines de ses structures financières au Luxembourg. Le groupe est régulièrement impliqué dans des scandales de déforestation, de violations des droits humains ou encore de corruption, et son modèle économique repose fortement sur l’exploitation intensive et la destruction environnementale.
Après la projection, un échange collectif a permis de partager émotions, questionnements et pistes d’action. Certaines personnes ont notamment relevé qu’on parlait peu du système laitier industriel — pourtant tout aussi destructeur : « pourquoi devenir végétarien et non végan ? » questionne une des spectatrices présentes.
Les participant·e·s ont évoqué plusieurs leviers concrets :
• boycotter certaines marques et provenances
• privilégier local et végétal
• sensibiliser autour de soi
• soutenir ou rejoindre des actions collectives
• signer des pétitions et campagnes pour faire pression
Encore un grand merci à toutes celles et ceux présent·e·s pour l’échange riche et engagé !
Vous pouvez approfondir le sujet via un rapport de Greenpeace :
« L’air de l’Amazonie est davantage pollué que celui de certaines mégapoles »
Greenpeace réalise actuellement des campagnes liées à l’Amazonie, en lien avec la COP 30 qui se déroule actuellement à Belém.
Et nous vous invitons à soutenir et signer les pétitions recommandées par Greenpeace pour contrer ces lobbys, lutter contre la déforestation et renforcer la transition alimentaire juste et solidaire.
La MESA et les collectifs citoyens pour le climat répondent aux besoins de solutions plus locales et collectives ! Rejoignez-nous pour contrer les industries multinationales à notre échelle.
Ce mois-ci, vous êtes invité à participer à deux autres projections du Festival AlimenTerre :
- 14 novembre : « Sur le Champ !« , à la MESA – 18 h 30 . Inscriptions : adriana@transition-minett.lu
- 15 novembre : « Légume Party » (pour enfants), à Teranga – 14 h 45. Inscriptions : https://festivalalimenterre.lu/projection/legumes-party-teranga/#rsvp-now
- et le 26 novembre, vous êtes bienvenue à l’Atelier de biscuits de Noël Vegans à la MESA – 18 h 30 Inscriptions : adriana@transition-minett.lu











